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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:30

Pour ceux qui l'aurait raté, le Volume 15 de Life is a Minestrone a eu les honneurs d'une chronique dans Libération.

Sortie aujourd'hui du Volume 16

Published by Franck Z. - dans Découvertes
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:59
Interview de John Cunningham

On n'a pas tout le temps l'opportunité de rencontrer ses héros. En ce qui me concerne, j'ai rencontré John Cunningham en 2003 quand il était venu faire la première partie de Smog au Café de la Danse. Depuis la sortie de Homeless House, il était devenu un de mes songwriters préférés et donc passer une soirée en sa compagnie fut un moment privilégié.

En 2010, grâce à MySpace, j'ai pu le contacter pour l'inviter à rejouer à Paris. A la même époque, Joe Pernice (des Pernice Brothers) rééditait ses deux derniers albums (Homeless House et Happy-Go-Unlucky) sur son propre label Ashmont Records.

Cette soirée mémorable a eu lieu à La Loge Théâtre en novembre 2010 (un petit compte-rendu ici). Il y joua alors quelques (beaux) morceaux d'un hypothétique futur nouvel album.

Nous sommes ensuite restés en contact et au printemps 2015, alors qu'il s'apprêtait enfin à terminer ce nouvel album, je lui ai proposé de rejoindre Microcultures inspiré par l'exemple récent du retour réussi de Peter Milton Walsh des Apartments (mon autre songwriter contemporain préféré - le monde est décidément bien fait).

A l'occasion de la sortie de Fell, magnifique 6ème album, je lui ai demandé de s'adonner assez librement au jeu du commentaire « track by track ».

Let Go of Those Dreams :

Après toutes ces années, je me suis demandé comment ce nouvel album allait sonner et étrangement je l'avais imaginé assez dépouillé. Il se trouve que c'est exactement le contraire et la chanson d'ouverture est un bon exemple de la densité des arrangements sur l'album. Etait-ce ton idée dès le départ ou bien est-ce que l'ensemble des chansons le demandait ?

Je me laisse parfois emporter et je trouve que les arrangements sont un part amusante du processus d'écriture. Je pense que pour ce disque j'ai laissé respirer chaque chanson, elles ont décidé dans quelle direction elles voulaient aller et je les ai suivies.

Often a Ghost :

Tu as souvent travaillé dans le passé avec des batteurs venant du jazz (en tout cas, c'est l'impression que j'ai) et sur « Often a Ghost » il y a de subtiles cassures rythmiques sur les couplets pour garder l'auditeur sur ses gardes. Au début, ça peut sembler intriguant et puis on finit par ne plus le remarquer. Est-ce que le choix du batteur est important lorsque tu prépares un album ?

Le choix du batteur est incroyablement important de même que le choix de chaque musicien qui joue sur un album. Pour moi, c'est lié à une sensiblité à la chanson. Je pense qu'en tant que songwriter on doit prendre une décision concernant la façon dont on veut approcher l'enregistrement. Si on connaît un musicien, qu'on sait et qu'on aime ce qu'il fait, c'est un bon point de départ pour une collaboration. Sur Homeless House, j'ai travaillé étroitement avec Paul Portinari pour l'enregistrement de la batterie. Je savais ce dont il était capable et je savais que ça conviendrait. Mais je savais aussi qu'il répondrait bien à des indications et à cette époque j'avais des idées très arrêtées sur la manière dont la batterie devait sonner. Je n'ai cependant pas toujours eu raison et j'aurais probablement pu lui laisser un peu plus de liberté dans le jeu. L'inverse était cependant vrai pour Shankly Gates où le batteur a peut-être eu trop de liberté ce qui lui a permis de dominer le son. Ça n'a pas été un problème pour cet album puisque j'y ai joué la batterie !

We Get So We Don't Know :

C'est la chanson la plus inhabituelle sur l'album (et probablement de toute ta discographie). Tu as déjà précédemment dépassé les 6-7 minutes (particulièrement sur « Shankly Gates ») mais tu cherchais surtout alors à générer une atmosphère. Cette fois, c'est un peu différent puisque c'est une chanson composite faite de parties très différentes : une introduction douce, une envolée sur le refrain puis un pont instrumental répétitif inattendu (on pense à Philip Glass) avant de revenir sur un refrain instrumental. Peux-tu me parler un peu de la genèse de ce morceau ?

Est-ce que l'emploi du mot « genesis » est délibéré ? (rires) Je ne suis pas sûr que je fasse une décision totalement consciente à propos de quoi que ce soit – particulièrement tout ce qui peut être créatif. Comme je l'ai dit, les chansons semblent avoir leur propre vie après un moment. Je savais que la chanson demandait quelque chose après le refrain car je ne voulais pas qu'elle se termine avec cette apothéose à la Jeff Lynne. J'avais cette idée répétitive qui traînait dans un coin de ma tête donc j'ai un peu improvisé pour voir où ça allait m'entraîner et une partie de cette première improvisation assez basique est restée sur l'enregistrement final. Je voulais que ce son organique étrange domine et noie les pianos répétitifs et nous emmène dans un endroit complètement différent avant éventuellement de nous ramener à quelque chose de plus familier.

Something About the Rain :

Une des choses qu'on remarque immédiatement, c'est cette basse « à la McCartney ». Parlons donc de cette influence des Beatles. Si on excepte ces lignes de basses et les arrangements orchestraux, j'ai toujours pensé que c'était une référence un peu trop facile (surtout que tu viens de Liverpool) et que ta musique avait de sources tellement plus diverses : The Beach Boys, Elvis Costello, Robert Wyatt, Nick Drake, Bowie, du jazz aussi j'imagine, etc... Quelques mots sur la musique (du passé à aujourd'hui) qui t'inspire ?

Tous ceux que tu as mentionné. J'ai grandi exposé à toutes sortes de musiques et j'étais ouvert à tout – même si en réécoutant certains aujourd'hui, je me demande bien pourquoi ! Je pense que j'étais ce genre de personne quand j'étais plus jeune et que je le suis toujours d'une certaine façon. Les différentes influences arrivent à divers moments de notre vie et résonnent différemment. Je ne sais pas du tout pourquoi la musique m'a choisi. J'écoutais « Hunky Dory » et j'en absorbais les moindres nuances – les arrangements, la composition, le style vocal, les paroles – tout. « Dark Side of The Moon » de Pink Floyd en était un autre. Je le connaissais tellement bien que je pouvais me le passer intégralement dans ma tête tout en jouant au foot. Je ne sais pas pourquoi j'avais cette attraction magnétique totale pour la musique mais j'ai eu beaucoup de chance d'avoir de l'excellente musique autour de moi à cette époque.

La musique devrait communiquer quelque chose qui a du sens. Si c'est une chanson, la mélodie et les paroles devraient fonctionner ensemble. C'est une forme d'art. Ça devrait nous laisser avec une impression. Des artistes comme Mehdi Zannad ou Pugwash sont des artistes qui m'inspirent toujours mais c'est si difficile d'entendre parler de grands musiciens et compositeurs au-dessus du bruit infernal qu'on trouve partout aujourd'hui. La musique est généralement si insipide et superficielle – comme beaucoup d'autres choses – film, art, politique. Où sont les personnalités ? Les choses que vous pouvez écouter et dont vous pouvez dire "oui, ça vaut Roxy Music, Neil Young, Paul Weller, Costello, Eno, Macca" ? Ce sont les gens ennuyeux qui ont pris les rênes de l'asile et ils nous imposent leur propre ennui !

I Can Fly :

C'est une de celles qui me rappelle le plus « Homeless House ». Elle se situe du côté le plus jazz de ta musique avec cette longue fin instrumentale et son duo de saxophones. Contrairement à tes chansons plus orchestrales qui semblent davantage écrites j'ai le sentiment que tu laisses plus de liberté aux musiciens sur ce genre de morceau. Suis-je dans le vrai ?

Et bien, je suis « les musiciens » donc je peux dire avec autorité qu'ils ont eu toute la liberté

For the Love of Money :

Il y a un petit côté psychédélique ici (ce qui un peu nouveau pour toi). Qu'en est-il de l'écriture de celle-ci ?

Il s'agit initialement de deux chansons distinctes qui, je pensais, fonctionneraient ensemble pour ce que je voulais communiquer – une longue tension et une longue libération. J'ai toujours aimé la pop psychédélique depuis que j'ai entendu Love, le Velvet et Pink Floyd. J'aime le son de guitare nerveux sur Revolver et je voulais donc quelque chose de similaire pour créer cette tension. La libération évoquait une tristesse que j'avais en tête à propos des ravages que le concept d'argent génère. L'argent a infiltré tous les aspects de notre vie. Les gens ont oublié comment vivre dans cette culture – moi inclus. On vit maintenant juste pour faire de l'argent et si on fait de l'argent on en veut encore plus. Nous faisons partie de la machine et la plupart d'entre nous n'en sommes même pas conscients. La majorité des gens ne s'adaptent pas à ce système artificiel et s'ils sont déprimés à cause de ça c'est bien parce qu'on va pouvoir leur donner des tonnes de médicaments dont ils n'ont pas besoin pour que l'industrie pharmaceutique fasse de l'argent.

Frozen in Time :

Une de mes préférées de l'album. J'aime particulièrement le refrain avec ces choeurs étonnants qui pourraient venir d'un album de T. Rex. Je sais que tu aimes David Bowie mais es-tu un fan de l'époque glam ou est-ce le fruit de mon imagination?

Oui absolument et c'était l'idée !

What Have You Done ? :

C'est vraiment ce qu'on pourrait appeler une petite symphonie vu qu'il y a tellement de parties différentes pour une chanson aussi courte. C'est le genre de structure élaborée qu'on ne voit plus trop de nos jours. Quel effet cela fait-il d'être un des derniers représentants de ce style de songwriting « classique » ?

Je ne sais pas si j'en suis un. J'ai toujours le sentiment qu'il me reste pas mal de chemin à faire avant de m'approcher des géants du songwriting que j'adore ! Mais si je le pouvais, j'aimerais en faire partie. Cette chanson est courte parce que parfois dire plus que ce qu'on a besoin de dire est superflu.

While they Talk of Life :

C'est la chanson qui me renvoie le plus à tes anciens albums comme « Shankly Gates » particulièrement la ligne de basse sur le refrain qui est un peu une marque de fabrique. Cela me donne l'opportunité d'aborder la question de la place de « Fell » dans ta discographie. J'ai le sentiment que c'est une successeur direct de « Happy Go-Unlucky » tout en incorporant l'esprit de « Homeless House » quelque part (et un peu de « Bringing in the Blue » également). Comment penses-tu que ton écriture a évolué depuis ton dernier album ?

Je pense qu'elle a évolué dans le sens où je progresse et que je suis probablement plus confiant dans ce que je veux exprimer - plus efficace aussi. D'une certaine façon, les auditeurs sont mieux placés que moi pour décider de cela. Quoi que je fasse, je ne le fais pas consciemment et donc c'est difficile pour moi de l'analyser. C'est toujours juste de la communication – une expression abstraite de ce que c'est d'observer la vie à travers ma propre interface. J'ai toujours essayé de le faire aussi honnêtement que possible sans penser à qui ça conviendrait et comment ça allait être reçu.

Flowers Will Grow on this Stony Ground :

C'est peut-être bien ma préférée. Avec un début qui rappelle « Everybody's Got to Learn Sometime », elle évolue ensuite vers quelque chose de complètement différent (quelque part entre Robert Wyatt et une bande originale de Jon Brion). En terme d'humeur, ça pourrait être une chanson de « Bringing in the Blue ». C'est une fin parfaite pour l'album. Comme ça t'a pris 14 ans pour sortir ce nouvel album, je me demandais quand ces chansons ont été écrites. Ecris-tu beaucoup (ce qui voudrait dire que beaucoup de chansons finissent à la poubelle parce que tu ne les estimes pas assez bonnes) ? Y a-t-il une chance que certaines d'entre elles refassent surface un jour ?

C'est bien que tu mentionnes ces gens parce que je les aime et qu'il y a quelque chose qui résonne en moi quand j'entends leur musique. Une espèce de tristesse – la condition humaine mêlée à une sorte d'émerveillement innocent d'être vivant.

Oui, j'écris beaucoup – pratiquement tous les jours si je peux. Des idées sont rejetées si elles ne conviennent pas ou si je pense qu'elles ne sont pas suffisamment bonnes. Certaines vont même jusqu'à être enregistrées avant que je décide qu'elles ne sont pas bonnes. Il y a tellement d'esquisses et de chansons à moitié terminées. Toutes les chansons de cet album sont des idées rejetées que j'ai fini par sauvegarder.

Published by Franck Z. - dans Interviews
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 16:50
Interview de Hannah Read (du groupe Lomelda)

La découverte de la musique de Hannah Read, c'est d'abord la rencontre avec une voix hors du commun au détour d'une page Bandcamp en janvier 2015.
Depuis, elle est apparue 3 fois sur les compilations Life is a Minestrone (record à battre) et c'était une raison suffisante pour que je me décide à proposer une interview (la première sur le blog) à celle qui reste ma découverte vocale la plus forte de ces dernières années.

Pour respecter le ton de ses réponses, je vais (dans un premier temps) me contenter de la reproduire en version originale.

- Can you introduce us to your band Lomelda? How long has it been active and what was your musical journey that lead to its creation?

My formal music lessons include childhood piano lessons and middle school band (alto sax). My dad taught me Don McLean’s “American Pie” on guitar. My older brother refused to teach me the scales or formations he knew. Blessings for sure. So I learned my own patterns for the most part, from watching people or dialing up the web. When I liked the sound of something, I’d do the math and figure out what it was — or when I needed to tell someone else what I was doing so they could play along. That’s still pretty much how I do it.

I can’t remember the first show under the name Lomelda, but it was probably sometime around age 16, in 2009. I spent a few years playing a few silly shows and demoing extensively on GarageBand. Then in 2012 I started playing with the drummer and guitarist who made Forever with me — Zach Daniel (who still plays with me) on drums and Andrew Hulett (who still talks on the phone with me) on guitar. In 2015 we started playing a lot more, hooked up with Punctum Records (Austin, TX — they put out both Forever and 4E*), and put out our record. The most recent Lomelda-as-band formation added Andrew Stevens on bass and Ryan McGill on guitar. I like that Lomelda a lot.

The next record we will release, which we recently finished making, is just me and Zach. And my last few shows were solo shows. I guess I still don’t know what Lomelda is. Sometimes I feel like I am Lomelda. Sometimes I feel like Lomelda is out there somewhere, birthed by the cosmos, controlling me, alluding me, keeping me alive. That’s pretty dramatic though. Maybe one day I’ll know.

- I discovered your music through acoustic demos on Bandcamp under the moniker Thx. There’s something in that stripped version of your songs that reminds me of the blues of the origins (the one we can hear in the movie "Ghost World") and of vocal jazz. Are these influences that you take as your own?

For sure. At least, I think I can claim the attitude behind that kind of music, the candid, moody, ever-changing aspects. It’s the energy of Nina Simone, can’t play a song the same way twice, wouldn’t want to anyway. The act of making music is all forward motion. It’s time, timed. Most times, I get off stage and don’t quite know what I did, just the feeling of it. Grab that energy, write it to tape for playback and phew! that’s a whole nother trick. But whether ya get it back or not, it’s magic when something comes out of me and reaches all the way to you.

- There’s a naked emotion with a confessional tone in your music that we don’t see much these days but that was kind of common in american indie music from the 90s with people like Cat Power, Will Oldham or Mark Eitzel (from American Music Club). Do you relate to that period and do you feel a little off balance with indie music of today?

Sure, I love that stuff now. But I see lots of people making emotional, confessional music today also — just thinking about the few performances I saw at sxsw this year: Adam Torres, Frankie Cosmos, Cross Record, Porches, Mitski — they all fit that description. The folks I listen to, who I love, get the humor and sadness of life in there. Good fun bands play sad songs. Good sad bands wear silly shoes. Land of Talk is back. Mega Bog opened for Cate le Bon. I mean come on, so good. There are always gonna be folks trying to make a buck, trying to be too cool. Just skip em.

- The first Lomelda album Forever was released at the end of 2015 and very quickly you decided to do something quite unusual by recording in one single night in a theater a sometimes unrecognizable solo acoustic version of the same album. What was the idea behind this project? How do you envision those two sides of your music?

Maybe it’s commitment issues. Or can’t leave well-enough alone. I’m not sure, but I do this with most of my songs. Rearrange forever. Makes being in a band with me a little tough I expect. Sorry guys. Specifically though, 4E* came about because of two things. My buddy, guitarist, Andrew Hulett was about to move cross country, and I wanted us to do a final Waco project together. He engineered that recording (along with most of the Thx demos you referred to earlier). Secondly, I hate my vocal performance on Forever and wanted an extra try to help me like/connect to those songs again. When I listened back to what we got, I was pleasantly surprised to hear how the songs had changed from the originals in sound and meaning. The process and product taught me a lot about Lomelda.


- Lomelda was recently featured in a playlist by the band Mutual Benefit and begins to receive laudatory reviews. You also played in New York recently. How do you see the band’s short term future?

Well, I just finished making another record, so release and tour plans are in the works. Just need a little help from my friends to make this business stuff happen. But to be honest, my game plan hasn’t really changed. Keep at it, keep making music, keep making friends.

- You’re coming from the town of Waco, Texas. Can you tell us a little about the local scene and how your music is perceived there? Do you sometimes play solo acoustic gigs there?

You’ve caught me at a funny time for this question. I just spent a month living in NYC. And before that I lived in Austin, TX, for almost a year. Now I’m a couple days into working from my tiny hometown of Silsbee, TX deep in the piney woods. So I’m a few steps removed from my time in Waco. I figure Waco meant a lot more to me than I did to it. We probably had more friends than fans in Waco. Which is ok by me. Five years there got me Forever and a few life-long pals. I’ll take it. But right now I’m learning a new local and attempting to keep myself tied to the friends/supporters I’ve made along the way. Oh and yep, I play acoustic gigs sometimes, when I find a good setting.

- To end this interview I’d like to make a personal wish by hoping that one day Lomelda’s fame will allow you to cross the Atlantic and offer us a French tour.

Applying for a passport now. Hope to see ya soon!

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La page Bandcamp de Lomelda

La page Bandcamp de Thx

Published by Franck Z. - dans Interviews
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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 16:03
Bilan de l'année 2015

Allez, je me colle à un petit bilan musical de l'année en 9 albums et 9 chansons.

9 albums:

1. Joanna Newsom - Divers

2. Choir and Marching Band - So Duh Pup!

3. Dream Version - Beginners

4. The Apartments - No Song No Spell No Madrigal

5. Miley Cyrus - Miley Cyrus and Her Dead Petz

6. Harley Young & The Haymakers - Flinders Parade

7. Leapling - Vacant Page

8. Low - Ones and Sixes

9. Nick Austin - s/t

9 chansons:

Joanna Newsom - Time, as a Symptom

Mimsy Cable - The Coral Reef

Choir and Marching Band - They All lived

Dream Version - Jesse

BC Camplight - Love isn't Anybody's fault

Low - Gentle

Hand – I'm Not Bothered By The Rain

Leapling – Crooked

The Apartments – Looking For Another Town

Published by Franck Z. - dans Découvertes
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 14:04

And now something completely different puisque j'ai été interviewé pour le blog brésilien Scream & Yell à propos de Life is a Minestrone.

L'interview est disponible ici (en portugais):

http://screamyell.com.br/site/2015/09/24/para-favoritar-life-is-a-minestrone/

Et je mets ici la version anglaise qui a servi de base à la traduction.

Franck, how did you come up with the idea of producing the compilations "Life is a Minestronee" and distributes them for free?

To make a long story short, my craving for unearthed musicians and bands began with MySpace in 2005 (I wrote something at the time for a french webzine called Popnews where I listed Fleet Foxes for example a few years before they went big – Robin Pecknold demos as The Pineapples – he was 19 at the time - were some of the most beautiful things I've heard in recent years but unfortunately they are kind of lost these days) and then I created my blog Life is a Minestrone a few years later to list my discoveries. But after MySpace became useless the blog almost came to a halt.

The idea of reviving it through the use of Bandcamp came from the compilations made by the french label/site La Souterraine. They also release free compilations containing mostly obscure french artists and it has become quite a big deal among critics in France (with a few mentions internationally too).

So I thought it could be interesting to do the same but without any kind of frontiers in mind.

Let's just search very thoroughly on Bandcamp and find the best pop music possible that's out there (I mean pop in the broadest sense of the term – folk, indie, lofi, psychedelic, etc...)

You have already released eight editions. How do you select the artists for each edition? And how is the public responding to it?

To find music, I browse through more than 50 bands a day so I have to make a very quick and often merciless judgement but that's the only way you can really choose among so many bands and songs.

This leads me to 20 or 30 songs that really caught my attention during the month and after that comes the selection.

It's an important part of the process as I don't want the compilations to be seen as simple mixtapes but as real albums where the choice of tracks and the tracklisting is important.

So I contact the bands to get their authorization (it's almost always the case – they are usually very happy that someone took the time to find their quite hidden music) and I have to say it's the part that I love the most in all this.

I longed for the kind of relationship I could have with bands on MySpace so it's a real pleasure to be able to connect with bands again through these compilations.

That's how the first one came to exist and even if it was still a small affair in terms of audience at the time people responded quite well to it.

The second volume was given a little push as it was noticed by Les Inrockuptibles, a very influential music magazine in France and new volumes were released monthly after that leading to the 8th volume now.

In the end I guess these compilations reflect quite faithfully my musical tastes that goes from The Beach Boys to Stevie Wonder, Joni Mitchell to Television, Kate Bush to The Go-Betweens, Flying Nun bands to Divine Comedy. You can see that I don't have much to say about the new millenium so I guess what I'm trying to do with these is to find my own source of musical pleasure hoping that it will please other people too.

You have begun to organize concerts this summer under the banner of Life is a Minestrone. Can you tell me more about that ?

Well, it's really something I didn't plan. Most of the musicians who are on my compilations are so far away from Europe (they mostly come from the United States, Australia and Canada) that I didn't think I'd have the chance to meet any of them so quickly.

It happened that Eric McEntee (alias Hand whose song « I'm Not Bothered by the Rain » is on the third volume) came in Paris for 3 months so I had the time to organize a few shows for him in France.

It has been a wonderful experience to meet him and to help him get a little exposure here and I think everyone who saw his shows is convinced that such a great songwriter should be so much more well known.

I also have the chance that Harley Young, a very talented young australian (« Margate GF » on the third volume too) is in France until the end of the year so a few shows have already been organized and there will be a few more while he's still here.

In his case, I also helped him reissue his great first album called « Flinders Parade » on a french label called Microcultures that I'm collaborating with.

The lastest event I've organized was an apartment concert with an incredible singer from New Zealand, Mimsy Cable and it gave us this first Life is a Minestrone concert video.

There are a few other projects of that nature in the vaults in the next few months and I'm really pleased that what was entirely virtual at the beginning (the compilations) is becoming more and more concrete (meeting musicians, helping them with touring and releasing their album in France whenever it is possible).

Published by Franck Z.
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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 12:57

Pour les curieux, vous avez dû remarquer que le blog est en suspens depuis un certain temps.

Pour écouter des titres découverts sur Bandcamp ou savoir quand sortent les nouvelles compilations, mieux vaut aller sur la page Facebook de Life is a Minestrone.

Depuis cet été, Life is a Minestrone ce sont aussi des concerts et depuis aujourd'hui, des vidéos.

Voici donc un premier titre du concert en appartement de la néo-zélandaise Mimsy Cable.

Enjoy!

Published by Franck Z. - dans Concerts
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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:30
Harbor Towers - Nervous Breakdown EP

"If you like Deerhunter, Real Estate, Pearl Jam, Sonic Youth, maybe a little Paul Simon, then please go listen to those artists instead, they're much higher quality"

C'est ainsi que se présente Harbor Towers sur sa page Bandcamp et comme souvent ce sont les plus doués qui sont les plus insatisfaits parce qu'en l'état, cet EP est un de mes plus belles découvertes de cette année.

Entre longues plages arpégées atmosphériques et morceaux plus énervés, on pense aux groupes embrumés californiens des années 90 (Idaho, American Music Club, Red House Painters).

Difficile de choisir un morceau favori mais j'opterai pour "Camping Trip".

Published by Franck Z. - dans Découvertes
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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 16:17

Le volume 5 est sorti!

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 11:16
Futo - I Wish I had been Born as the Rain that Forms Rivers that Carve out Canyons

Futo est le projet de "pop de chambre" de Patrick Brick, jeune musicien d'Athens (Georgie).

C'est sa 4ème réalisation pour le label local, Marching Bananas.

"I wish I was Born..." est un concentré de lo-fi mélancolique entre boîtes à rythme désolées et synthés analogiques.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 14:04
Moon Days - The Light

Le EP du jour est la 2ème réalisation du groupe originaire du New Jersey, Moon Days.

De l'indie pop classique mais très bien écrite à classer entre Belle and Sebastian et le versant le plus folk des Shins.

Published by Franck Z. - dans Découvertes
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