Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 11:17

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The Lemonheads, à l'orée des années 90, est un groupe qui a pas mal compté dans mon éducation musicale. Leur mélange de pop-punk sur des mélodies "countrysantes" m'a tout de suite parlé à l'époque et surtout Evan Dando était alors une des plus belles voix masculines de l'indé 90.

20 ans plus tard, beaucoup d'eau a passé sous les ponts, Dando après 3 albums plutôt reconnus ("it's a Shame About Ray, "Come on Feel The Lemonheads" et "Car Button Cloth") est progressivement sorti de mon radar, sortant un album solo "Baby I'm Bored" et reformant plus tard les Lemonheads au milieu des années 2000. J'avoue que je l'ai moins suivi pendant cette période (même si ce que j'ai entendu me confirmait qu'il n'avait perdu ni sa voix, ni ses qualités de compositeur).

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Le concert d'hier soir à la Maroquinerie, c'était surtout l'occasion d'enfin le voir en concert même si les premiers echos que j'avais eu de cette tournée revival n'étaient pas forcément encourageants.

Car Dando a l'air de ne pas être commode et il faut avouer que le début du concert a tendance à le confirmer.

Il débarque d'abord seul pour quelques titres à la guitare acoustique enchaînés sans pause comme s'il était pressé d'en finir. La voix est toujours aussi belle, les chansons sont là (The Outdoor Type, Divan, Being Around) mais Dando a l'air vaguement absent.

Après ce mini set acoustique, ses musiciens débarquent, Dando branche sa guitare électrique sur 2 gros amplis Marshall et là, le concert débute vraiment.

Dès les premiers accords de "Rockin Stroll", c'est l'extase. Quelle puissance de feu! Les nouveaux batteur et bassiste (ce dernier chante les parties de Juliana Hatfield) sont juste parfaits et malgrè le barrage sonore, la voix de Dando arrive à se détacher avec une épatante justesse.

 

Le groupe enchaînera tout l'album au pas de charge dans l'ordre et sans aucune pause avec de nombreux moments de grâce (un formidable "Rudderless", "it's A Shame About Ray", "Hannah & Gabi") avec Dando terminant seul en électrique sur "Frank Mills" avant d'enchaîner sur un mini set solo électrique.

Ses musiciens reviendront pour un nouveau set alternant vieilleries (notamment de très bons morceaux de "Come on Feel.." - The Great Big No, Down About It) et morceaux que j'imagine plus récent. Il y a bien quelques morceaux plus faibles dans le lot avec une écriture en pilote automatique mais sa voix sauve toujours le coup.

Au bout de pas loin de 30 titres (et 1h15 de concert!), Dando quitte soudain la scène en nous remerciant laissant ses 2 musiciens penauds sur scène avant qu'ils ne la quittent eux aussi.

Voilà une fin somme toute symptomatique pour ce concert. S'il fut musicalement irréprochable et pas loin d'être magnifique, Dando l'a vécu comme un fantôme, chantant parfaitement mais finalement très peu concerné par l'affaire. Le seul moment où on a senti sa présence, c'est lorsque son retour a eu quelques soucis techniques et qu'il a été à 2 doigts de quitter la scène.

Pas de surprise donc de le voir se retirer quasiment sans un mot et surtout de ne pas le voir revenir pour un rappel malgré l'enthousiasme du public.

Est-ce que c'est son sale caractère qui nous a privé d'un Mrs Robinson attendu?

Je n'ai pas toute la set list en tête mais à en croire celle du concert précédent de la tournée, la reprise de Simon and Garfunkel n'était étrangement pas de la partie (même si je crois que le morceau a été rajouté après coup à l'édition originale de l'album).

Le mystère Dando reste donc entier mais la soirée fut cependant exceptionnelle.

Un autre compte-rendu avec quelques photos ici.

Juste une petite remarque sinon sur l'absence de première partie (remplacée par un Lemonheads DJ set - sic...). N'y avait-il donc pas de possibilité de faire jouer un petit groupe local de qualité qui l'aurait fait gracieusement simplement pour le plaisir d'ouvrir pour les Lemonheads?

A moins que, là encore, ce ne soit un caprice supplémentaire de la star qui aurait refusé... Je ne peux faire que des suppositions à ce niveau.

Par Franck Z. - Publié dans : Concerts
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 19:29

Ce blog était en friche depuis le début de l'année et je le fais sortir de son hibernation pour la sortie du premier EP de Part Company.

 

 

C'est le premier groupe dont j'ai parlé ici et une des raisons qui m'a poussé à créer ce blog.

 

Avec la sortie de cet EP en début de semaine dernière chez Green United Music (The Shoes, Esser, Herman, Düne, etc..), c'est enfin l'opportunité pour un groupe resté jusqu'à présent d'une discrétion totale de sortir de l'ombre.

 

Ils viennent de réaliser une première vidéo avec un nouveau titre (par rapport aux morceaux disponibles à l'époque sur MySpace) appelé "Babar".

 

 

Le morceau est dans la droite lignée de ce que je connaissais d'eux avec ce mélange entre tradition (l'héritage pop rock soul 60s) et modernité (pour le traitement sonore et cette batterie venue d'ailleurs).

 

Connaissant la qualité des 8 titres disponibles à l'époque, c'est peut-être un peu frustrant de se contenter des 4 titres du EP mais on peut espérer que ce n'est qu'un galop d'essai avant un futur (et proche?) album.

Par Franck Z. - Publié dans : Découvertes
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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 15:29

Premier post de l'année pour parler d'un de mes albums préférés, les Peel Sessions des Only Ones.

 

 

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 J'ai découvert l'existence du groupe il y a une quinzaine d'années après avoir vu leur nom cité dans plusieurs articles sur certains de mes groupes préférés (The Auteurs, The House of Love). Il se trouve que le premier album sur lequel je suis tombé, ce sont ces Peel Sessions qui me sont rapidement devenues indispensables et je leur connais peu d'équivalent.

J'ai eu beau depuis découvrir leurs albums, je ne les écoute guère car pour moi, les versions définitives de leurs chansons, ce sont ces versions pleines de jus, jouées avec un tranchant, une énergie, une précision diabolique.

Les chansons pleines de venin de Perrett, une section rythmique exemplaire, un guitariste solo inspiré et le tour est joué.

Malheureusement (et de façon totalement incompréhensible), cet album n'est pas réédité.

Pour ceux qui le veulent "vraiment", on le trouve bien sûr et un petit avant-goût avec ce "Oh Lucinda" qui ouvre l'album:

 

Morceaux préférés: les géniaux "Miles From Nowhere" et "Prisoners". 
Par Franck Z. - Publié dans : Vieilleries
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 13:46

Bon, c'est un peu la disette malgré une écoute intensive d'un bon paquet d'albums.

Merci cependant à Delusions of Adequacy, webzine qui contrairement à beaucoup d'autres semble faire son boulot en chroniquant des albums qu'on ne voit guère ailleurs.  

Donc voici 3 albums qui ont au moins capté mon attention...

ortolan

Tout d'abord, il y a Ortolan (bon, même Pitchfork en a parlé mais j'avais raté ça), groupe familial formé autour d'une très jeune chanteuse (sans doute 15 ans au moment de l'enregistrement), version teenage de Mama Cass. C'est passéiste comme c'est pas possible (un peu comme des Shirelles acoustiques)  mais frais et agréable notamment "grâce" à son timbre pas encore tout à fait développé. Comme une version boisée et sans chichi de Best Coast.

A écouter: "Be So Bold", "Once"

Ortolan - Time on a String

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Cet album de DeVries est sorti fin 2009 et il est bien dans l'air du temps, c'est-à-dire back to the future en 85. Ecouté une seule fois pour l'instant et je ne sais pas trop quoi en penser. Cet album a tout pour me plaire mais il en fait sans doute trop et sans suffisamment de personnalité. Néanmoins la première approche est séduisante et j'imagine qu'il comblera de nombreux trentenaires nostalgiques de la dream pop des 80s et de groupes comme Echo and the Bunnymen, The Jesus and Mary Chain (parfois aussi à Mojave 3). Il nous fait même un plagiat éhonté de T. Rex sur "Broken Heart".

A vous de juger.

A écouter: "Boys are Bores", "Black Thursday Repeat", "Shoulder to Shoulder"

DeVries - Death To God

 

Buzzard_Lope_Cover_Daybreak_Forthcoming.jpg

C'est le premier mini album du trio anglais, Buzzard Lope. Là encore, difficile de me faire un vrai avis. Une minute, je suis séduit par une certaine intensité, par de vraies qualités mélodiques et la suivante, je me demande si ce n'est pas un peu trop variétoche et un poil grandiloquent.

J'entends aussi bien des échos de The National (que je n'aime guère mais c'est juste pour situer...), de Ben Folds voire de David Ackles dans ce combo pop-jazzy toujours à la limite de tomber du mauvais côté et de verser dans la mièvrerie radiophonique.

Mais bon, j'ai l'impression qu'ils viennent davantage de Jimmy Webb que de James Blunt ou de Keane donc je leur laisse le bénéfice du doute.

A écouter: "For Your Troubles", "Miner's Son"

Buzzard Lope - Daybreak

Par Franck Z. - Publié dans : Découvertes
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 21:18

Voilà, à la recherche de nouveaux albums pour remplir un éventuel top 10 pour cette année, je viens de découvrir cet album... qui date "malheureusement" de 2009.

Il semble qu'on en ait pas tellement parlé par chez nous (même pas une bafouille dans Magic pour qui l'album semble fait). Voici donc un petit focus sur cet album d'électro pop entre Animal Collective - M83 - Aphex Twin et Moroder mais pas si éloigné dans l'esprit de 2 de mes chouchous de l'année, Twin Shadow et Wild Nothing (voire MGMT).

Il y a une effervescence et un goût prononcé pour les mélodies derrière une production particulièrement fournie (parfois trop sans doute) qui ne sont pas pour me déplaire.

Deastro.jpg

 

Album en écoute ici ainsi que son prédécesseur, Keeper's (recommandable également).

Coup de coeur notamment pour le titre: "Daniel Johnston Was Stabbed in the Heart with the Moondagger...".

EDIT: cet article avait été écrit après une simple première écoute et je confirme que c'est vraiment un très bon disque bigarré et addictif qui gagne en plus à la réécoute puisque la forêt des arrangements finit par s'éclaircir.

Par Franck Z. - Publié dans : Découvertes
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